Très bien. Sensible, précis, dense. Vie quotidienne d’une femme, chirurgienne, boulot, relations, tentations, expériences, déceptions : portrait d’une personne en 2026 en France, d’une société, d’une époque, de « nous ».
écritures, gamberges, perplexités, fourvoiements, réactions, montées au filet, montées en température, descentes aux envers, escalades à cloche-pied ... explorations ...
Très bien. Sensible, précis, dense. Vie quotidienne d’une femme, chirurgienne, boulot, relations, tentations, expériences, déceptions : portrait d’une personne en 2026 en France, d’une société, d’une époque, de « nous ».
Beaucoup aimé. L’art de rendre humain et prenant un sujet potentiellement aride.
Du cinéma qui rend compte. Au-delà du monde de la distribution et de l’agro-alimentaire (notre quotidien, l’arène dans laquelle nous faisons nos courses !), la logique implacable des affaires : des rapports de profit dans les relations humaines : il y a des gens qui font ça, pour faire ça. Pas juste les « décideurs », « les patrons », en collusion avec les politiques. L’intelligence du film (et de ses acteurs !), c’est de nous montrer ces « salauds ordinaires », qui nuisent sans y penser, sans états d’âme. Chacun avec son style et ses motivations propres, en toute insouciance, entre deux cocktails et cérémonies d’auto-célébration (sacrée restitution de ce langage « positif », louangeur, hyperbolique – sans cesse démagogue ! – en usage à peu près partout : dans « le monde enchanté » de l’entreprise, de la politique, des associations, fêtes de village, etc. : « On est tous formidables ! » Et contents de soi.
Genre de film qui donne envie d’un prolongement : une discussion entre spectateurs, un autre film ... La réalité décrite est bien moche, et c’est au moins un début de la dénoncer, d’essayer de dessiller les esprits de ceux « qui ne savaient pas », qui n’ont pas envie de savoir. Mais, que faire ? Comment agir ? De façon utile, efficace : pas en se contentant d’indignations aussi complaisantes que stériles, pas juste à coups d’ « actions symboliques », d’initiatives « militantes » ... Y a-t-il des actes qui seraient capables d’enrayer le système ? De s’y opposer, si peu que ce soit ?

Le thème, original mais plutôt mince, et l'opposition mise à l'affiche, entre "le noir" et "le blanc" (de piteuse mémoire ... complaisance sirupeuse de la rencontre Cluzet-Sy ! ) me laissaient craindre le pire ...
J'ai d'autant plus savouré ce ballet astucieux et drôle, où je n'ai trouvé aucune fausse note, aucune facilité dans les choix du scénario.
Et les bonheurs du jeu de "mon copain Podalydès" !...

Intéressant, fait écho à notre actualité : violence de gamins, qui ont celle de nos sociétés de compétition en exemple, en modèle, et les arrangements opportunistes de leurs parents avec la loi : chacun voit ses intérêts à sa porte
Et c'est mérité ! Trouvé drôle, pertinent, impertinent : ça brocarde "l'identité arabe" (et les fantasmes identitaires en général), ça étrille les woke, ça se fout de la gueule de la littérature paillettes mondanités, et de ces mornes obsessions de la célébrité : ça respire, ça fait du bien !
Beaucoup aimé, trouvé éblouissant, tonique, jubilatoire : cruel et drôle. L'art de la formule, tant dans le texte de Balzac que dans les dialogues.
Bassesses ordinaires, férocité des égoïsmes : tableau cru de la jungle humaine, en ce début de XIXe siècle ambitieux et arriviste : terriblement annonciateur du nôtre, mêmes appétits carnassiers, tout est bon pour "faire de l'argent", mettre à sa botte. Mêmes vertiges à propager des élucubrations, à repeindre l'information à la sauce de ses intérêts.
L'Humanité nue, dévoilée de ses prétentions morales, bien-pensantes : bal joyeux des mascarades de noblesse et générosité : car c’est joyeux, aucune mortification, grâce à l’abattage endiablé des acteurs, Vincent Lacoste en tête.
Un vrai régal !
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Chouette, tonique, sensible, joyeux, juste, intelligent, riche, stimulant : les questions de la vie, quelques-unes (pas mal), à 30 et quelques années (ou autre), quand on est une femme (ou autre). Les « choix », les bons choix, les mauvais, les expériences, les conséquences … Tout un film, toute une vie. |
